De la Cie Les Diptik, à Nuithonie.
Iels sont trois, pour un projet de spectacle, mais iels ne sont quasiment jamais arrivés jusqu'au bout de leurs projets précédents. Chaos, tensions, humour, amour, un beau cocktail !
Archive de mes critiques en un Toot (parfois augmentées) publiées à l'origine sur Mastodon.
De la Cie Les Diptik, à Nuithonie.
Iels sont trois, pour un projet de spectacle, mais iels ne sont quasiment jamais arrivés jusqu'au bout de leurs projets précédents. Chaos, tensions, humour, amour, un beau cocktail !
De la Cie TBK, à l'Échandole.
Plein de personnages dans ce chœur préparant son concert, chacun avec ses problèmes, mais tous magnifiquement interprétés par la comédienne. On rit, on est touché, on s'identifie, ... Brillant !
Du Collectif les cRis de l'asphAlte, au TBB.
Iels sont en vacances avec leurs enfants, et veulent chacun·e une table dans un restau bondé. Iels sont de classes sociales différentes, mais font face aux mêmes problèmes. Une pièce légère, drôle, et bien menée.
De la Cie Snaut, au TBB.
Quatre personnifications des pensées d'une amnésique, ballottée entre ses deux nationalités et ses deux langues. Une pièce brillante et passionnante, magnifiquement interprétée, et pleine de surprises.
Au musée d'Yverdon et région.
Lors des trente glorieuses, la région a connu un gros essor industriel, qui est devenu délocalisations et fermetures durant les décennies suivantes. Retour sur ces années difficiles via objets, documents, photos, articles de presse...
De la Cie du Cachot, à l'Échandole.
D'un jeune couple cherchant à adopter un chien (lui, par trop pour, elle, enthousiaste), à un chien et une chatte ayant des bébés ensemble. En passant, on aura aussi eu : un lien fusionnel entre lui et le chien, un voisin bougon, deux ex amants maintenant collègues de bureau, un vieux chat siamois, un narrateur cassant le quatrième mur, un réparateur d'effets spéciaux, et des discours de mariage. Chaotique.
Au musée Jenisch.
L'artiste a eu un intérêt marqué pour les estampes japonaises. Tirée de son fonds, une vingtaine de gravures en contrepoint de l'expo principale. Une magnifique gravure d'une fleur sur fond blanc.
Au musée Jenisch.
Vaste collection d'estampes, organisées par sujet (Kabuki, paysages, route du Tokaidō, ...), tout en évitant les plus connues (quasi pas de Hokusai). La beauté, finesse, et précision des gravures sont sublimes.
À la Maison d'Ailleurs.
À travers différentes de l'œuvre de l'auteur, ses planches originales mises en contexte via des classiques de la BD ou des pièces d'une sculptrice. Très beau.
De Goshka Macuga x Grayson Perry x Mary Toms, au mudac.
De grandes tapisseries modernes, créées à partir de photos ou de dessins pas, mises en parallèle avec des tapisseries classiques. Un sentiment de démesure déstabilisant.
De Kévin Germanier, au mudac.
Une possibilité d'approcher les tenues et accessoires du couturier et son approche très colorée et pleine de perles, plumes, en grande partie upcyclés. Sublime.
Du Collectif BPM, à la Maison Saint-Gervais.
Le fameux trio s'attaque à Tchekhov : sous la forme d'une émission de radio s'intéressant aux différentes mises en scène des Trois Sœurs au fil du temps. Plusieurs surprises et plot twists nous font rire et gardent l'attention du public.
De la Cie Kwaad Bloed, au TMG.
Afin de devenir riche, le chorégraphe a décidé de remplacer ses danseurs par des robots. Mais l'apprentissage s'avère complexe même avec l'IA ou en faisant travailler le public. Beaucoup d'humour, et des machines autonomes. Mais je continuerai à aller voir danser des humains. 😉
De Georges Schiwzgebel.
Précédé de trois autres courts-métrages du studio GDS, la dernière création adapte le roman d'Oscar Wilde. On voit les malversations de Dorian sans être affecté, pendant que son portrait porte les traces. De belles images pour cette adaptation.
De Jeanne Spaeter, à l'Échandole.
Pendant un an, elle a passé un contrat de relation amoureuse de qualité avec un inconnu. Le spectacle retrace cette aventure via des archives choisies par le public. Une manière pour chacun·e de s'interroger sur ses relations.
De la Cie La Toupie, au Casino Théâtre Rolle.
Il est le méchant, le dévoreur, mais on ne peut s'empêcher de compatir avec lui face à tous les problèmes qu'il s'auto inflige. Un clown grinçant à souhait.
De la Cie Synergie, au Théâtre l'Étincelle.
Cédric et Cédric, une structure scénique miroir, le public autour. Les deux se chamaillent, se lancent des piques, se portent aussi ! On rit beaucoup, en plus d'être béats d'admiration face à leur danse.
De la Cie Tenseï, au Théâtre l'Étincelle.
Un homme et son alter-ego super-héros. L'un réalise ce que l'autre décrit et calcule tout ce que ses quinze ans de danse lui a fait réaliser. Grosse performance et pleine d'humour.
De la Cie Dô, au Théâtre l'Étincelle.
Deux danseur·euse, en symétrie plus ou moins fidèle. Une vision miroir, qui parfois montre des craquelures, avec une inspirée hip-hop au sol.
De Yinka Esi Graves, à Vidy.
Petit à petit sur scène, elle disparaît : derrière la flamenco, le maquillage, les habits, ... Une interrogation sur sa place dans la société. Pour une fois, j'ai aimé du flamenco. 😉
De la Cie Nacera Belaza, à Vidy.
Pénombre et brouillard, les danseuses forment et déforment des ombres, passent, suggèrent. Un univers du rêve.
De Vincent Moon.
Un court métrage en noir et blanc (surtout noir) revisitant une pièce de Nacera Belaza. Dans une pénombre, tout tourne, danseur·euses et caméra. Une sensation de trance et de coopération s'installe.
De la Cie Comme une étincelle, à l'Échandole.
Dans un mélange de marionnettes et film d'animation, un dessinateur aide un petit bonhomme à trouver des moyens pour attraper son étoile. Un univers imaginatif et tout chou.
De la Cie la Bulle, au Théâtre de la Ruelle.
À partir des témoignages de personnes ne pouvant plus travailler, on parle des gens à la marge de notre société travailliste. Un petit aperçu juste des difficultés rencontrées dans ces situations.
De La CMI, à la Maison de quartier de Chailly.
Dans une station scientifique glaciaire, Cécile résiste plus ou moins aux avances d'un scientifique. Quand soudain un pingouin parlant surgit, et c'est le chaos ! Sans queue ni tête, pour le plaisir du public.
De I finally found a place to call home, à Vidy.
Dans un jeu de quilles alternatif, combiné à une distro de K7 audio, des personnes s'y croisent et hurlent presque leur texte. Un univers un peu nostalgique de la scène punk et hardcore de la fin des 90s.
De la Cie des Autres, à Nebia Poche.
Écrites par ses proches ou objets quotidiens, une série de lettres adressées à Pépin, un « Miaou » disparu depuis quelques jours. En creux, de l'amour, du manque, de nouvelles rencontres aussi. Une perle pleine de douceur !
De la Cie Taoufiq Izzediou, au Théâtre du Jura.
Un danseur et un guitariste, rejoint tardivement par un autre musicien, une scène avec des rectangles éclairés ou non, une musique et une marche lancinante.
De la Cie Mazelfreten, à Équilibre.
Deux pièces (un duo, un groupe), deux énergies (zen, explosive), mais une même maîtrise. Deux facettes différentes de cette compagnie, avec le duo s'inspirant du kung-fu et du hip-hop, alors que le groupe est plus clubbing. Magnifiques lumières et performances.
De la Cie Contrepoint, au Reflet.
Trois danseur·euses et une Steadycam pour les filmer. La caméra montre ou cache des détails, donne un point de vue impossible. Une impression d'assister à un clip vidéo en direct. Un moment doux et léger, plein de bienveillance.
De INDEX, à Vidy.
Suite à un rêve, elle décide de devenir végétarienne, sa famille ne comprend pas. Un refus des normes qui l'amène à être coupée du monde. Magnifique jeu d'acteur·rices et de lumière et d'ombres.
De la Cie TBK, à L'Arsenic.
À travers la vie d'un chœur, une galerie de personnages truculents sont dépeints avec bienveillance et humour par Tiphanie. Et par ce biais, un moyen de parler du déclin et de la perte d'indépendance de nos proches vieillissants.
À Photo Elysée.
Au travers des archives du studio Lehnert & Landrock (basé en Egypte et à Tunis, au début du XXe), une mise en perspective de ce que les photos (techniquement et visuellement très réussies) ont contribué au colonialisme et à l'orientalisme. Des œuvres de deux artistes contemporaines prolongent la mise en abyme.